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Motion contre certaines procédures d'affectation

Source CNARELA
Thème Ne pas réduire le latin et le grec à un enseignement sans lien transversal avec le français
Genre
Auteur CNARELA
Fichier original Motion 27 10 06-3.doc
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L’Assemblée Générale de la CNARELA, réunie à Montpellier le 27 octobre 2006, proteste contre la gestion des postes à la rentrée 2006, qui aboutit en collège et en lycée à attribuer à des professeurs de Lettres Classiques uniquement des enseignements de latin et de grec, souvent à cheval sur plusieurs établissements.
Cette gestion marginalise les enseignants de Lettres Classiques, fragilise le latin et le grec en les assimilant aux langues dites « rares » (alors que le latin est la 2e langue la plus étudiée dans l’enseignement secondaire, et que le grec est en progression constante depuis plusieurs années), et prépare à plus ou moins long terme leur extinction.
L’Assemblée Générale de la CNARELA rappelle que le professeur de Lettres Classiques est un professeur de langue et de littérature françaises , latines et grecques, comme l’établissent manifestement les épreuves du CAPES et de l’Agrégation de Lettres Classiques.
Il ne saurait en aucun cas être question de réduire le latin et le grec à un enseignement sans lien transversal avec le français. En effet, le latin et le grec, langues indo-européennes, permettent aux élèves de mieux apprendre la langue française, dans sa syntaxe et son lexique, par une mise à distance éclairant la réflexion sur le français. De plus, le latin et le grec permettent de replacer la littérature dans une perspective historique : les mouvements littéraires français et les textes qu’ils ont produits, du Moyen-Âge au XXIe siècle, se sont déterminés par adhésion ou par opposition aux sources antiques. Enfin, le professeur de Lettres Classiques, par sa formation et par son statut, assure la transmission du patrimoine linguistique et culturel européen et méditerranéen.
Pour toutes ces raisons, l’Assemblée Générale de la CNARELA demande l’abandon pur et simple d’une pratique inspirée par des raisons uniquement comptables, et gravement dommageable à l’intérêt des élèves.

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